Depuis quelques années, les Engins de Déplacement Personnel Motorisés (EDPM) — qui regroupent les trottinettes électriques, gyropodes, monoroues et autres hoverboards — se sont fait une place de choix dans notre quotidien. S’ils facilitent grandement nos déplacements, la hausse des accidents nous rappelle l’importance de partager la route en toute sécurité. Pour faire face à cette accidentalité et protéger au mieux les conducteurs, le Préfet de Seineet-Marne a pris un arrêté préfectoral (n°2026 CAB SESR 987) qui renforce significativement les règles d’équipement sur l’ensemble du département.


Pourquoi une telle fermeté ? La réalité des accidents et des blessures
Derrière la sensation de liberté qu’offre la trottinette électrique se cache une vulnérabilité particulièrement élevée. Les services d’urgence constatent une hausse inquiétante de traumatismes graves chez leurs conducteurs, souvent liés à la conception même de ces engins :

  • Un centre de gravité haut et une position debout : En cas d’obstacle, d’un freinage
    d’urgence ou d’un nid-de-poule, l’usager est fréquemment éjecté vers l’avant. La chute
    se fait « tête la première », ce qui explique la fréquence particulièrement élevée des
    traumatismes crâniens, des fractures de la face (maxillo-faciales) et des
    commotions cérébrales, dont certaines laissent des séquelles irréversibles.
  • Des petites roues à faible inertie : La moindre imperfection de la chaussée (bordure
    de trottoir, rail de tramway, trou) peut bloquer net la roue avant et provoquer une perte
    de contrôle instantanée.
  • L’absence d’habillage protecteur : Sans carrosserie ni zone d’absorption des chocs, le
    corps du conducteur encaisse la totalité de l’impact contre l’asphalte ou un véhicule tiers.
    Cela engendre de nombreuses fractures complexes des membres supérieurs
    (poignets, coudes, clavicules, les réflexes poussant à se protéger les bras en avant) et
    des traumatismes abdominaux ou thoraciques sévères.
  • La vitesse et la visibilité réduites : Lancer à 25 km/h un engin quasi silencieux et peu
    visible sur la chaussée expose grandement aux collisions avec des piétons ou des
    véhicules lourds, dont l’impact s’avère bien souvent dramatique.
    Face à ce constat médical alarmant, la protection des usagers ne pouvait plus reposer sur la
    seule sensibilisation.


La grande nouveauté : Casque et gilet fluo désormais
obligatoires !


Contrairement à la règle nationale qui ne fait que le recommander en ville, le nouvel arrêté
préfectoral impose des équipements de sécurité indispensables pour tous les usagers d’EDPM
en Seine-et-Marne :

  • Le casque de protection homologué : Il doit être impérativement porté et attaché, que
    vous circuliez en agglomération ou hors agglomération, de jour comme de nuit.
  • Le gilet de haute visibilité (ou un équipement rétro-réfléchissant conforme) : Il devient
    obligatoire pendant toute la durée du trajet, de jour comme de nuit. Fini le gilet
    réservé uniquement à la nuit ou au brouillard, il fait désormais partie de la panoplie
    obligatoire à chaque instant.


Attention aux sanctions : Le non-respect du port du casque ou du gilet de haute visibilité est
désormais passible d’une amende.


Rappel des autres obligations et règles en vigueur


Pour que la rue reste un espace de partage harmonieux, un petit rappel de la réglementation
nationale s’impose :


L’équipement obligatoire de votre engin


Pour être en règle, votre trottinette ou engin doit également être équipé de :

  • Feux de position avant et arrière.
  • Catadioptres (dispositifs réfléchissants) à l’avant, à l’arrière et sur les côtés.
  • Un système de freinage efficace.
  • Un avertisseur sonore (sonnette).


Préservons nos vies et celles des autres : équipons-nous et partageons la route avec
courtoisie !